gratte-ciel, 2020

Publié le par sneksnarc

 

Bien sûr, tu ne t’es pas enfuie lorsque j’ai claqué des doigts. Tu t’accroches. Ton visage est affaire d’alcool. Tu le sais, mais bon dieu, je ne retrouve pas tes lettres.
“C’est à cause de moi?”
Tu te rappelles? Je ne pouvais pas dire un mot. Je n’avais rien à dire.
“C’est à cause de moi?”
Et puis non, non, même là-bas, sous le pont, même avant la nuit. J’étais foutrement capable de créer ton rôle, de l’admettre comme une vérité, de m’en réjouir. J’étais cerné, impossible de me rendre.
C’était à cause de toi, bien sûr.
Qui d’autre?
J’ai fait un tour sur moi-même et j’ai suivi les pas qui me ramenaient aux origines. Je croyais. J’ai marché longtemps. Et je t’ai oubliée là, sur la route, après quelques descentes. S’il n’y avait eu ces flashs de toi et bien qu’il n’y en ait pas eus. La distance me va.
Je ne sais pas.
J’ai besoin d’une nouvelle machine. Les machines sont plutôt bon marché ici. Joe en a mis une de côté pour moi. La mienne fonctionne mal. Trois lettres sont mortes et je ne peux plus écrire certains mots.
Je reprends: la ville est en train de prendre une autre dimension. Elle était là. Et maintenant elle revient. Je suis sans nouvelles de Joe depuis l’autre nuit. Je dors mieux. Je prends des médicaments. Très peu. Comme un ange. J’ai conclu un marché avec la fille. Je la revois demain, même heure. Clac clac. Je tourne la tête un quart vers l’ouest (redite). Toi lette ont mote pour être tout à fait honnête. J’ai besoin d’argent et de réactions chimiques. Je suis payable en machines. C’est urgent.

 

    

Publié dans textes

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