troisième piste

Publié le par sneksnarc

 

La conteuse du pays perdu
Où les voix chutent au-delà des notes
Parle clair et net :

Le désir de Dieu est une tombe qui s’agite
Où nul ne peut être
Où peut-être nous sommes
Le soleil est parti

Au moins j’ai entendu la phrase courte
Ici bas
Les bras tendus pas assez longs
On y est
J’écoute avant de dire quelque chose
Sur les vivants

Ma bouche est souillée
À deux doigts d’une morale affreuse

Le chemin tu sais
Il n’est pas fini
Le vieux plan s’incline
Et la foi se brise en milliers d’éclairs
De gaz orangé

Après cet intermède
Je mets la main sur la machine
Et je note l’apparition
D’une constellation inconnue
Dans le temps cerné le temps infini je me jette
Au cou du monde
Et naturellement
Je lui fais la peau.

 

Publié dans poèmes

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