dans le ventre

Publié le par sneksnarc

 

Les fantômes
Le corps des fantômes
Barge
Comme ils t’apparaissent
À chaque fourche un peu plus
La première fois
C’était planté dans ta colonne vertébrale
Le miroir balançait bien
Tu t’es vu Frankenstein et tu as gardé la teinte comme une preuve qui pourrait servir
Plus tard c’était dans les eaux profondes
À y réfléchir
Rien qui puisse faire plus de ravage
Qu’un seul fantôme
C’était ça qui brillait alors
Tu n’as vu que le feu avec toi
Et puis d’autres à la traîne au verso
Un bang rude dans le ventre
À chaque fois
Dernièrement
C’était une ville entière
Avec l’embarras du choix
Sous les ossements les feuilles
Le vernis plus lourd qu’un cimetière
L’ensemble en bon état
Si on veut

 

Publié dans poèmes

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