Tant qu’à bien faire
Autant ne pas se découvrir
Ou pour faire bien
D’un fil de rien
Qui flotterait
A certaines heures
En d’autres temps
Boum
Minable boum
Le barge lunatique
Respectable boum audible
Jouant des coudes
A certaines heures
Ta présence seule
Etait un échec
un trait tiré sur ma tartine
De mots ratés
Pris dans le vent
En d’autres temps
Je consommais
En demi-cercle
Ton corps de pierre
Ton coeur fermé
Le creux, la faille et le murmure
Et loin le haut comme la mesure à ma portée
Et comme la peste
Plus tard encore
Après la nuit et à l’usure
Samuel, Walter et Cie
Cassant les coudes
Boum
Misérable boum satisfait
Qui danse, rit et se console
de ce qu’il est le cosmos
Et l’âme et l’absence d’âme
Et la candeur diaphane
Et la pleine nuit
Il est tout ce qui se répand
Sur le sol nu
Fêlé sexy
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Par cranskens
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Je marche sur la voie.
Du moins j’espère, je crois sur la bonne. Y’a pas que le large, ils me demandent. Sauf que la terre promise et le grand feu de camp, c’est assez bien pour moi.
Quand j’allonge ce corps en commençant par le bas, je vois un visage plus pâle encore. Et aucune erreur, il me presse et s’imprime sur ma peau.
Après, je signe le papier en haut à gauche comme indiqué au verso.
Je marche un peu plus loin, tiré à quatre épingles, et il n’y a pas moyen de comprendre un seul mot.
Alors plutôt la dose promise et son effet immédiat.
Nous verrons bien. C’est par là.
J’avance sur la route, en suivant les autres.
Je deviens acceptable.
Je rentre les griffes et qu’est-ce que tu crois ?
Ils me donnent ça et ça.
Je laisse des pointillés derrière moi.
Tu auras le blues.
Je marche sur la ligne rouge, je porte mon âme, mes veines, ma substance, mes organes. Je suis courageux. Je transpire. Je fais et refais la ronde tout là-haut. Les jours passent.
La nuit, je détruis tout. A l’attaque ! Renvoie-moi la balle, retourne-moi la flamme, dessine mon visage sur ton ventre ! On a tous une rue gît-le-coeur, un chemin vert, un passage des
tanneurs, une église à vendre. C’est un secret entre lui et moi. Et maintenant entre nous.
Il est mort à telle heure. Il était tard, il était tenté. Il avait la noirceur d’un esclave et les fourmis comme des aiguilles dans le coeur les jours d’avant. C’est chez lui que je traîne
toutes les nuits mes visions. Ca parait logique. Tout roule comme sur des rails. Elle est là. Juste là.
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Par cranskens
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A pariah dog, a flatiron, a glass-fronted cross-hatching, the city’s asleep and sleeps like a log. It’s riverside park 3 AM and the city’s fading with no bang clang west poetry. For real.
Not a single tune. Neither a howling dog. No shout, no god, no host stuck in an antique comb, no falling prayers and no healthy watch. So i walk along the river and the driven mad man is there
with his shined shoes and his lady-killer’s felt hat on his head. Says nothing, mumbles something, looks like he has been told. And he says and i say and i don’t know which train will be taken
anymore. He says. I say. That’s it, i’m the chosen one. Right. Who fucks you up with my blackpoems, on and on. Who contributes to the giant joke. I’m one of them, look at my first shots, bang
bang, north, east, the city’s asleep, look up, i’m here, ouch, what’s on? I read your poems, you motherfucker, and dig in to the skin, and i’m part of that shit, wandering the streets and the
sixties and the fifth floor, with your sunglasses, sitting on the stairs next to the marble fountain. Waiting at your door. Wasn’t born too late, knockout, 1964, trash south. I write words on
each knee that kill. On shore with Langston Hugues my soul has grown deep like the rivers. Woe.
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Par cranskens
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Mercredi 16 septembre 2009
Comme un revenant reconnu peut-être
De mon vivant je t'ai perdue
Dans ce carnet
Juste toi
Sur une seule ligne sans point ni trait
Ce que j'en dis
Rien
Sinon quelques arpèges
Mais où donc est le désert ?
Tu vois l'étendue
Dans cette ville
Ou encore dans celle-la
L'empreinte de ton corps
La pluie froide
Les remords
Et les yeux sans éclat
Je prendrai le bon livre
Et je demanderai à genoux
S'il veut
Ce que je lui dois (je lui dois tout)
Où est-il ?
Je l'ai perdu contre toi
Et dessous et en toi
Il revient
Qu'il me dise en un mot ce qu'il veut
Il est temps
Et s'il n'y a rien à voir
Qu'il se change en évidence
Et qu'il agonise
Sous la pluie froide
Je serai là
Pour ne pas prendre sa défense
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Par CC
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Mercredi 9 septembre 2009
Nous sommes faits de morts.
Certains jours nous comptons parmi eux.
Et certains soirs nous tendons des cordes.
Et là, dans la poitrine, certains soirs.
Les morts nous emportent.
Comme un seul homme.
Là, dans la poitrine.
Ils tombent.
Sur nous. Sur un os.
83. Avant-nuit.
Ils tombent.
Certains sans y penser.
Et nous les regardons.
Certains soirs. Des années plus tard.
Il y a 18 ans.
Leur langue était une bombe H.
Le même à l’envers.
Il y a longtemps.
Certains soirs nous sommes faits de morts.
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Par cranskens
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Je ne vois rien
Qu’une grande fête organisée
En l’honneur du fatalisme
3 heures je ne rêve pas
Il y a une longue échelle
Qui va bien au-delà
De la route
La ville haute
Avec ses distributeurs de morphine
S’accorde au vide
J’ai besoin d’une couverture
Maintenant que je ne dormirai plus
Je veux le linge sale au revers humide
Avec la vérité
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Par cranskens
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Il y a une croix noire sur la carte
Quartier est au sud trois tirets après le chantier
Sur les ondes : retrouvailles à Leeds demain
C’est ainsi
Ou jamais
Tu devrais essayer de t’asseoir
A l’est - la courbe au-dessus du lac indique 5 points - traits - je transporte
A dire vrai 5 ardoises
J’ai une crosse sous les doigts sur tes rêves
Je pèse tout au plus un peu de lumière
Ca filtre
Pour être honnête, je pèse un peu plus
Je voile
Ce que je cache
Tu as vu ce que je cache
C’est une décennie
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Par cranskens
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Au cours d’une promenade
Qui donne le mal de mer
Mi-métal et tweed baptisé
Du brave Blackstone
A genoux sur les rails
Bon Dieu, faisons les comptes
Express
Un cadavre va être expédié
7 heures, 7 heures précises
La faction en ombres dispose
La tenture laiteuse
De Peter Lorre
Et le moment d’après,
La main éconduite
Dieu sujet mexicain,
Chacun a vu le ciel
Se pencher vers l’indien
Maintenant, ce qui va suivre :
Faust est hors d’atteinte,
Dieu s’éteint à Parian;
Et non loin du fracas
La roue tourne à l’envers
Le chapitre final
Est strictement exact
La roue tourne à l’envers
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Par CC
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C'est dans cette chambre incommode que nous laisserons filer les heures. Juste le temps de faire l'inventaire et de saluer ton évolution. Les boîtes à ordures se
déchaînent aux alentours du matin, carnassières de plastique, ça touche à l'enfance de l'art, qui donc en est revenu? Les draps moelleux de nos anciens emmaillottent le macchabée. Le cadavre
pourrit, fleuri de motifs familiers. Il ne faut jamais revenir, ne pas y aller de main morte, le cadavre pourrait fleurir. Dans ma tête, les roses crâneuses qu'on hume devant le ravin et qu'on
jette après le corps sec descendu au-dessous de nous et qui volent et se dépouillent en vol. Les maigres suiveurs assembleurs de la nuée du cortège, mille âmes pour quérir nos bières et nos longs
bras veinés de feu que l'on gorgera d'extincteurs. Le soir viendra bien assez vite où nous regagnerons le lit que la mort habita hier. Gardons le rythme (...)
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Par CC
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