Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 23:39

 

Bon, c’est assez, étape suivante :
Il faudra oublier toute une partie du jeu
Croiser les nouvelles règles entre elles
S’en servir raisonnablement
Très peu
Mal
C’est vite dit
Et finalement
Les laisser sur le carreau où tombe la lumière
Un village, le silence
Et filer
Droit comme un rail
De l’autre côté
En laissant quelque part les notes du gitan
Et les traces du tonnerre
Où ?

 

Publié dans : poèmes - Par lunar
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 16:02

 

Il n’y a jamais eu aucun signe
Sauf peut-être un renard pris dans la neige
Dessiné sur un paquet de cornflakes
Ce matin dans l’arrière-cuisine
J’ai dansé avec toi
Sous un ciel invisible
En coinçant mes vieux rêves sous la porte
Qui ne fermera plus
Et j’ai pleuré près du van magique
En mettant le nez dehors
Avec les termites
Rarararara!
Noir qui file
Entaillé
Un trou pour le sens
À peu près
Ra!

 

Publié dans : poèmes - Par cranskens
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 01:10

 

Je repars
Suivant la ligne perdue
Filant les mots démis
Remis à l’envers
Rafle des mots roulants
Désossés à mesure
Que tombent avec le monde
D’autres mots approchants
En contre-pieds terribles
Les mots inachevés

 

Publié dans : poèmes - Par sneksnarc
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 15:10

 

La nuit est encerclée de pensées stagnantes
Qui traînent le rêve derrière les feuilles pop
Bien découpées - mortes - dans le tunnel - presque nettes
Sous la semi-cuite rituelle
La foudre se raccroche aux branches
Dans l’air flottant le silence
De la tombe que les mots renferment
La paix en lignes pliées infinies s’emmêle
Avec la prochaine vie
À première vue la pierre l’écorce tendre
Et les lignes du ciel emmêlées se sont tues

 


Publié dans : poèmes - Par cranskens
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 22:49

 

À nouveau se propage dans un cadre précis
Le sale tour livré comme une rampe de secours
Aux vertiges imbriqués dans le mécanisme
Le disque est rayé - un des fragments est sauf (Emet)
Et tourne à l’infini - on le connaît par cœur
Comment finit l’histoire ?

Un homme surnommé M l’a entendu aussi
Mais le chante à l’envers - ça donne :
“Une fois sous la grand voile
Vous ferez des entailles
À la première lettre de son nom”
En courbes et en boucles imbriquées
Comment changer de piste ?

Quelqu’un a jeté le disque
Ils ont dit abruti taré salaud
Quand il l’a lancé du haut de la tour ouest
Il était déguisé en foudre blanche
Et n’avait aucun nom à donner
Il a disparu en laissant un sac plastique bourré de vieilles reliques
Un passage vers le romantisme - condamné
Une scie électrique
De l’espace - dedans : des allumettes qu’il nous reste à craquer
Pour que les rues se tordent - et les pavés
C’est écrit sur la boîte
En minuscules
Il a gravé deux auréoles ouvertes

 

 

Publié dans : textes - Par sneksnarc
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 02:37

 

Aucune ligne en tête
Aucun mot : ce sera une phrase sans sons
Un plan séquence déporté
Et les voiles mises sur le large

Peu après :
Le sens vertigineux et les mains qui racontent
L’explosion du sens et la perte envisagée
D’une ouverture à la lettre

Puis le rappel sur un faire-part :
“Le monde tel qu’il est
Aux situations précises
Me tape sur les nerfs”

 

Publié dans : poèmes - Par cranskens
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 19:05

 

Alors la pluie s’est mise à tomber dans les règles
Sur tout
Même sur eux
Les personnages
Qui revenaient de loin
Du passage sud sud-ouest
Dernière limite
Au risque de disparaître
Scintillant sans raison
Ils se sont arrêtés
Dans la musique
Corps figés
Sous les essuie-glaces bordés de lumière difficile

 

 

 

Publié dans : poèmes - Par cc
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 20:12

 

S’arracher aux pelures mauves du ciel
Qui à cette heure traîne dans le caniveau
Et perdre la chair de sa chair
En montant les escalators
Sous les néons
Le ciel est une pluie brune aux poignets

De chaque côté des rampes
Mille particules rondes et branlantes
Qui devisent paix à leurs âmes
En gestes obscènes et croissants de lune
Sourires mauves sur une canne

Sur le coin d’une table des ongles oubliés
Comme un marqueur à la page 127 :
“On va s'en tenir au désir
Pour ressusciter l’espace”

 

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 00:49

 

À l’intersection des éclats tordus
Un crash de sax
Puis les cimes obliques comme des liens défaits
Et la constante - une liane parasite - engluée
Le futur aussi mobile qu’un bar au fond des trous
Qui se ressemblent tous
En parallèle
Je ne sais pas dire le chaos
Mais je l’ai trouvé - il respire - ouf :
À l’horizon les épines taillent leur route
Loin du premier décor postcard pénible
Sur le rayon vert de nos bouches

 

Publié dans : poèmes - Par cranskens
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 16:44

 

C’est à planter partout
Le délire continu qui vient se dérouler dans la soupe pouac
Les bras au-dessus et dessous la tête qui marche
Au coeur des gestes recodés mille fois
Des lumières concentrées
Qui touchent le fond de chaque bouche
Et dans le mur du désir retourné
Par les flashs et les trous à la lettre
Le bruit sourd du seul asile
Ta tac ta toum
À l’infini

 

Publié dans : poèmes - Par cranskens
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Frankie Addams





It happened that green and crazy summer when Frankie was twelve years old. This was the summer when for a long time she had not been a member. She belonged to no club and was a member of nothing in the world. Frankie had become an unjoined person who hung around in doorways, and she was afraid. In June the trees were bright dizzy green, but later the leaves darkened, and the town turned black and shrunken under the glare of the sun. At first Frankie walked around doing one thing and another. The sidewalks of the town were gray in the early morning and at night, but the noon sun put a glaze on them, so that the cement burned and glittered like glass. The sidewalks finally became too hot for Frankie's feet, and also she got herself in trouble. She was in so much secret trouble that she thought it was better to stay at home—and at home there was only Berenice Sadie Brown and John Henry West. The three of them sat at the kitchen table, saying the same things over and over, so that by August the words began to rhyme with each other and sound strange. The world seemed to die each afternoon and nothing moved any longer. At last the summer was like a green sick dream, or like a silent crazy jungle under glass. And then, on the last Friday of August, all this was changed: it was so sudden that Frankie puzzled the whole blank afternoon, and still she did not understand.

Carson McCullers







Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes




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