poèmes


Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 19:30

 

Tant qu’à bien faire

Autant ne pas se découvrir

Ou pour faire bien

D’un fil de rien

Qui flotterait 

A certaines heures

En d’autres temps

Boum

Minable boum

Le barge lunatique 

Respectable boum audible

Jouant des coudes
 

A certaines heures

Ta présence seule

Etait un échec

un trait tiré sur ma tartine

De mots ratés

Pris dans le vent

En d’autres temps

Je consommais

En demi-cercle

Ton corps de pierre

Ton coeur fermé

Le creux, la faille et le murmure

Et loin le haut comme la mesure à ma portée

Et comme la peste

Plus tard encore

Après la nuit et à l’usure

Samuel, Walter et Cie

Cassant les coudes
 

Boum

Misérable boum satisfait

Qui danse, rit et se console

de ce qu’il est le cosmos

Et l’âme et l’absence d’âme

Et la candeur diaphane

Et la pleine nuit

Il est tout ce qui se répand 

Sur le sol nu

Fêlé sexy

 

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 00:30


Comme un revenant
reconnu peut-être
De mon vivant je t'ai perdue
Dans ce carnet
Juste toi
Sur une seule ligne sans point ni trait
Ce que j'en dis
Rien
Sinon quelques arpèges
Mais où donc est le désert ?

Tu vois l'étendue
Dans cette ville
Ou encore dans celle-la
L'empreinte de ton corps
La pluie froide

Les remords

Et les yeux sans éclat
Je prendrai le bon livre
Et je demanderai à genoux
S'il veut
Ce que je lui dois (je lui dois tout)
Où est-il ?

Je l'ai perdu contre toi
Et dessous et en toi
Il revient
Qu'il me dise en un mot ce qu'il veut
Il est temps
Et s'il n'y a rien à voir
Qu'il se change en évidence
Et qu'il agonise
Sous la pluie froide

Je serai là
Pour ne pas prendre sa défense



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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 01:30



Nous sommes faits de morts. 

Certains jours nous comptons parmi eux.

Et certains soirs nous tendons des cordes.


Et là, dans la poitrine, certains soirs.

Les morts nous emportent.

Comme un seul homme.


Là, dans la poitrine.

Ils tombent.

Sur nous. Sur un os.


83. Avant-nuit.

Ils tombent.

Certains sans y penser.


Et nous les regardons.

Certains soirs. Des années plus tard. 

Il y a 18 ans. 

Leur langue était une bombe H.


Le même à l’envers.

Il y a longtemps.

Certains soirs nous sommes faits de morts.


 

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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 17:09



Je ne vois rien

Qu’une grande fête organisée

En l’honneur du fatalisme

3 heures je ne rêve pas

Il y a une longue échelle

Qui va bien au-delà 

De la route

La ville haute 

Avec ses distributeurs de morphine 

S’accorde au vide

 

J’ai besoin d’une couverture

Maintenant que je ne dormirai plus

Je veux le linge sale au revers humide

Avec la vérité


 

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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 00:28


Un dernier modèle
Qui brille
Une 12 CV noire
Dans chaque recoin de l’ouest
Il ne voyage pas
Sur un tapis déroulé

Il cherche l’entrée des urgences
Parce que son corps fragile
Sous les ongles se fendille
Il ne voyage jamais
Tout droit sur la route

Il envoie les lettres
Du plus haut point
Il attend que le verre se brise
Que les portes claquent
Sur ses jambes nues

Puis il se reprend
Il coupe le moteur
Comme il voyage seul
Il s’assied à l’arrière
Il compte les nuages blancs
Et les hommes à chapeau
Il y en a peu

La fille lui sourit
Il lui promet de revenir
Mais qu’elle le laisse maintenant
Il a de la route à faire
Il y a le mot fossé
Et le trafic de nuit
Il ne peut rien inscrire dans la pierre
Il l’échange contre une nouvelle paire
Et un accent hongrois

Il y a un royaume
Il y a un roi
Epuisé au réel
Qui s’endort à la fin
Ange à la cigarette
Au tout petit matin
Qui voyage




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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 12:17


Au cours d’une promenade
Qui donne le mal de mer
Mi-métal et tweed baptisé
Du brave Blackstone
A genoux sur les rails

Bon Dieu, faisons les comptes
Express
Un cadavre va être expédié

7 heures, 7 heures précises
La faction en ombres dispose
La tenture laiteuse
De Peter Lorre
Et le moment d’après,
La main éconduite

Dieu sujet mexicain,
Chacun a vu le ciel
Se pencher vers l’indien

Maintenant, ce qui va suivre :
Faust est hors d’atteinte,
Dieu s’éteint à Parian;
Et non loin du fracas
La roue tourne à l’envers

Le chapitre final
Est strictement exact
La roue tourne à l’envers


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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 13:30




J’ai entendu la clef tourner durant dix-sept pages

Le silence se répandait du premier au troisième étage

Il a plié ses ailes en quatre et les mains levées

Vers le silence pour le saisir

S’est soudain jeté dans le monde

Brûlant de se prendre au jeu

Avec autour du cou 

Le ciel morcellé 

Qui s’étend, éternel

Avant de s’évanouir

Pour de bon


J’ai entendu la clef tourner durant cinq cents pages

Sans consentir à me rendre

Et je le vis s’évanouir

Ici ou là peu importe

Que le temps ne fasse qu’un

Avec le silence

En la fin le commencement 

Que mes yeux ont vu



 

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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 21:07

 

L’image finale d’une terre sans âme

Je la tiens sous les plafonds

Serrée entre les extrêmes

Hors des limites d'une chair fantôme

Je tends les mains pour me rendre

Où se perdent les paroles

Ce qui fut

Ce qui est

Les spasmes égarés d'un corps

Qui se cambre

Sous les strates

Lisses lisses

Dans un mouvement de balancier

Qui cherche de lui-même

Son essence

Taillant des allées entières dans la pierre

Rayant le ciel de sa mémoire

Et je n'attends rien




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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 19:10



Au-dessous de l’aile gauche

A demi sur la corde

Au-dessus d’un dieu lourd

Qui coule tire

Sur mon stick

Sans offense

Pensant hauteurs et Sisyphe

En sursis près d’un pont

Guettant les moindres nuances

D’une hypothèse onyx

Mon âge avance

En relief

Dans le fond 

Quelle importance

De sonner fort

De faire vibrer

Les idées fixes

Mon âge avance

C’est en relief 

Qu’il bat le rythme

 

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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 00:07

Lumière originelle
C'était un rêve entre mes doigts que je retourne
Le jour te regarde

Est-ce que je sais
La seule chose qui vaille
Ce que j'ai dit le coeur attend
Est-ce que je sais
Faire tourner le ciel

Est-ce que je sais
Les pages qui s'oublient
La terre est un abîme
Où je n'ai plus marché
Est-ce que je sais
Le rêve qui m'a brisé

Est-ce que je sais
Que tu dors sous le jour
Ton corps immaculé
Quand la neige se retire
Est-ce que je sais seulement



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à l'origine

en substance

léon et marcel


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