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Publié le par cranskens

 

III/

Encore une fois on fête la fin de ce monde
Dans lequel je retourne
Les fantômes fauchent les âmes
Les liens se tissent comme des postures
Les bouchers plantent des palmiers n’importe où
Coupant la langue des déracinés
Injectant la substance elle-même
Entre quatre murs
C’est le ciel en entier qui garde les barrières
Juste avant le déluge qui emportera le point zéro de l’humanité
Jusque nulle part
Épargnant la passerelle de tes visions
Étendue imprenable de sable et de froid
Qui t’impose de te perdre
Sans limites
Dans la sécheresse de l’air
Ils ne seront plus étrangers volontaires bien longtemps

 

Publié dans poèmes

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