the hawker

Publié le par cranskens

 


Je marche sur la voie.
Du moins j’espère, je crois sur la bonne. Y’a pas que le large, ils me demandent. Sauf que la terre promise et le grand feu de camp, c’est assez bien pour moi.
Quand j’allonge ce corps en commençant par le bas, je vois un visage plus pâle encore. Et aucune erreur, il me presse et s’imprime sur ma peau.
Après, je signe le papier en haut à gauche comme indiqué au verso.
Je marche un peu plus loin, tiré à quatre épingles, et il n’y a pas moyen de comprendre un seul mot.
Alors plutôt la dose promise et son effet immédiat.
Nous verrons bien. C’est par là.
J’avance sur la route, en suivant les autres.
Je deviens  acceptable.
Je rentre les griffes et qu’est-ce que tu crois ?
Ils me donnent ça et ça.
Je laisse des pointillés derrière moi.
Tu auras le blues.
Je marche sur la ligne rouge, je porte mon âme, mes veines, ma substance, mes organes. Je suis courageux. Je transpire. Je fais et refais la ronde tout là-haut. Les jours passent.
La nuit, je détruis tout. A l’attaque ! Renvoie-moi la balle, retourne-moi la flamme, dessine mon visage sur ton ventre ! On a tous une rue gît-le-coeur, un chemin vert, un passage des tanneurs, une église à vendre. C’est un secret entre lui et moi. Et maintenant entre nous.
Il est mort à telle heure. Il était tard, il était tenté. Il avait la noirceur d’un esclave et les fourmis comme des aiguilles dans le coeur les jours d’avant. C’est chez lui que je traîne toutes les nuits mes visions. Ca parait logique. Tout roule comme sur des rails. Elle est là. Juste là.

 

 

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