retour de flamme

Publié le par sneksnarc

 

J’ai du plomb dans les bottes. Le vertige des langues mortes. Le col est déchiré. Ce qui reste d’épines se transforme en signes raides. On trafique sur la route les vieilles lunes, les idées, tout ce pourquoi le monde, le ciel et les mots d’ordre. C’est déteint rouge et or, jets de flammes, entrejours devinés près des portes. On creuse des galeries sous les failles. Au-dessus le bleu fou. Tout au fond, des veilleurs qu’on ignore. Je suis sûre du gris pâle des histoires dans la gorge. De la rengaine aussi, refrains tatamtatam, revus comme le sol creuse. S’il faut vieillir, s’il suffisait, le froid m’échappe et les formules au bord, sauf les formules magiques, le nom laissé en plan et bien des rêves encore. On grignote d’encre, d’orties, d’étoiles jetées comme de la poudre aux morts. Et hop, c’est dans les côtes, allant vers le désir, sa limite monstrueuse attachée aux pavés, couleur de plutonium, sound system, ondes de choc, cut, cut up and stick on, échos des torches éteintes, rallumées.

 

Publié dans poèmes

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