pour la route

Publié le par cranskens

 

Le vieil homme demande un café
Avec ses mains noueuses il ramène la poussière
Tout près du vide
Dehors la pluie ambrée
Comme un lâcher d’épines
Retrace la ligne du ciel
Une chance
C’est un réel sans trame
Avec des coutures de golem
Et l’azur sous les pieds
Les racines tombent mollo
Jusqu’à frôler les têtes ruinées d’étoiles
La terre est accrochée là-haut
Dans la brume des sommets
Les traits d’or et la nuit se mêlent au dernier rayon vert
De l’asphalte
Le vieil homme demande un autre café
Pour la route
Et disparaît dans une flaque

 

Publié dans poèmes

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