pied-à-terre

Publié le par sneksnarc

 

 

Les temps à venir sont fossilisés
À peu près dans le marbre les actes et les cycles
Les yeux se tournent vers l’ouest radical
Qui chante les visions déchirées de la machine
Le monde est en sommeil en orbite
Vers la megaplanète (son nom est incomplet)
Les corps l’herbe sont piétinés rongés d’épines
Ou marqués par le sceau éclaté des crimes
Diffusés sous la peau
Une dose de table rase
Une couverture au chaud bien au chaud sous les ultra-rayons
Loin des routes infinies
Nous sommes maudits puisque c’est comme ça
Mais sans perte - Je suis toi
Avec le lunaire nous rêvons aux pistes cachées sous le plastique
Au-delà et sans fond
Incompressibles
Parfois ça pique le nez toutes ces traces de lumière
De colle métaphysique
On s’en est pris pendant des décennies
Chaque pas était imposé placé là sur les fils d’une cage
Stop !
C’est nouveau : les règles humides s’inversent
Le nombre des oiseaux est remonté à la surface
Et les racines s’arrachent sur notre lancée
Les doigts craquent en rythme
Redécouvrent le feu
Les lieux sont ruinés de vieux souffles
Tant pis ! Nous filons l’herbe verte à nos pieds
Pour de bon

 

Publié dans poèmes

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