nouveau détour

Publié le par cranskens

 

Quelques pas à l’écart
La terre sèche
Une étendue d’épines
Ce pourrait être le début de l’histoire
Les épines cueillies
L’étendue vaste
La nuit terrible lumières éteintes où monte à nouveau l’idée
Du corps mis à nu
Par-dessus l’aube claire
Je dors comme un charme (avec les épines)
Reliant les ténèbres aux formes de la ville sans fin
Si on me demande, je dis :
Ce pourrait être le début de la folie
L’image gelée d’un monde d’os et de sens
Premier des mondes dissous dans le temps
Traversée de racines et d’étoiles
Brûlant de mourir enfin et de renaître
Au seuil du détour silencieux

 

Publié dans poèmes

Commenter cet article