machinerie

Publié le par sneksnarc

 

Certains soirs qui duraient
Tout un hiver
Certaines nuits donc
Toute une vie

Là nous voyons
Whitman conduisant le nouveau catéchisme
Sous une pluie d’herbe à la ligne
Avec les étoiles, saintes patronnes des hôtels sur la route
Et le verbe relieur de satellites

Ici autre chose
Tout doit disparaître
Dieu en tête de file
L’infection se creuse
Les âmes-howl sont retenues par des câbles rigides
Et le vide à leur cou en heures pleines se déguise

Ailleurs c’est un chant hybride
De nomades monolithiques
Pris dans les racines épidémiques de l’Europe
Et de l’été rampant stérile

Sur le bas-côté le ciel repose encore
Son reflet dans l’eau raide
Éclaireur électrique des cycles incréés
Il s’enfonce dans la vase argentée des usines

Alors l’unique asile
Construit à la va-vite
Loin de la machine pure et des foutaises chimiques
La solitude

 

Publié dans poèmes

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