lunar pulse

Publié le par cranskens

 

Où qu’il réapparaisse
Il relie les cercles à d’autres cercles qui n’attendent rien
Jette les rails d’un seul trait
Se ronge les poings
S’extrayant de la loi à mesure qu’il s’enfonce
Au-dessous des routes finies
Les trains se prennent de jour
Et comme il vide les lieux
Le miroir aux taches vertes se rend à lui-même
Bien plus loin
Au point nommé du temps

Mais alors le voyage est égal
Suspendu sans mobile
Sous les rails vert-acide
D’une cage triple
D’un arbre poussiéreux
D’une machine peut-être
D’un monde entre les mondes
Constellé d’impacts
Regarde : ce sont des bleuets
Où qu’il réapparaisse
Ce sont des étoiles

 

Publié dans poèmes

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