les premiers temps

Publié le par cranskens

 

D’abord l’homme de sable reconnaissant et son âme de tournesols symétriques qui fraye avec le jour dans le schéma classique. Il erre entre les buildings rose saumon, le corps soudé aux blocs, les mains couvertes d’aiguilles. Il se tape des barres et des précipices. Les jours passent. Les interstices. D’autres ombres grises, visions d’astres terrestres qui malmènent les cadres. Visions de saints. Ils ont crié dans les monastères, les jardins, les asiles. Saints! Saints! On est sortis. Aux comptoirs, ils ont crié aussi. Et on claque des doigts devant le vide sinistre et les agents de Freud et du socialisme (les spectres sont visibles - ils se sont établis - c’est égal, on a le bon vieux jazz, SF et les odeurs d’usines). On étire l’espace, on contourne. Côté wild, on a la trique et la poussière sidérale. Côté wild, on a le flash et le rythme et la transe orientale. On bouge sans planter le sandman dans la brique et sans fictions sales. On invente sur la pointe, sans sermons, sans morale ni machines à fleurir. Saints! Des saints! Première fois, première vue, sans planques à pills, roses, jaunes, bleues, sans stuff ni camelote. On est sortis d’une formule magique, vieux rêve d’aïeux sédimentarisés, hostiles, vieille perfusion rendue stérile. On tombe à point sans tabloïds, veines ouvertes, notes atomiques. On tape sans frémir, avec ou sans dieux, le freak du coin nous aide à tenir, le gypsy boy, la femme hybride. Et on tient bon, dans chaque basement, chaque pan de mur, chaque vitrine. Les vibrations. En grand je crie : Oui! Oui! Et personne n’est appelé à mourir. On ne rit pas encore. On s’en occupe, c’est la dernière ligne, après le plus plus plus de la toile minable, de l’autre côté des soirs de campagnes et des normes mentales, d’autres voix qui déraillent, tournesols renversés.

 

Publié dans textes

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heptanes fraxion 17/11/2011 07:01



mélodie mentale qui traine dans les rues loin des offices et des brochures:larsen,  un semblant de larsen:extatique,ouais...


 


"And the coloured girls say

Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo)"



mum 14/11/2011 10:16



waou !.....................