le vieux désert

Publié le par cranskens

 

Maintenant que les cimes tracent leur ligne noire
Droite comme un sens à tenir
Sans peur la nuit jusque l’aube et puis l’espace aigu
Toujours inachevé
La lumière aux abois
Les mégoteurs rempilent à côté du bougeoir
Leurs révoltes à venir dans mes veillées de graines
Je rêve de fleurs des sables
Bloquées à l’ouverture
Sans nuages
Et d’épines sans histoires sous les étoiles liquides
Mortes ou vivantes
Près des oiseaux blessés
Tombantes si ça leur chante
Je remettrai mon âme à plus tard
Au commencement des nerfs
La lumière est entière juste au-dessus du vide
Le silence derrière moi

 

Publié dans poèmes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article