la vase et l'infini

Publié le par cranskens

 

Une pluie de veines sur les trottoirs
Comme autant de poussières supposées
Je confonds un à un le 9, le 7, le 1, et le nid du dragon et la cime habitée, et la lune toute petite, attribut du ciel repeint
Je perds la gauche, la droite, et le premier vertige
Je glisse les jetons sur la table
La vieille dame passe le mur
Tous s’abritent et butinent la sève d’un monde redéployé
La vase et l’infini
Le seuil large sous la porte continue de m’emmener
Je m’arrête et quand je m’arrête
Je suis où je ne peux être
Dans le ventre des lianes folles et du béton armé
Se glisse le blues des gares

 

Publié dans poèmes

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