je ne vois plus le fleuve

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Je ne vois plus le fleuve
Ou bien c’est une machine qui répand la rumeur
De cargos qui emmènent
Jusqu’au Brésil
En passant le message
De la mer démontée et des marins à sec
Tombant les mains levées sur les pavés glissants
Je n’entends plus la ville
Sinon des jours durant
Au milieu d’autres villes et d’autres cris d’enfants
Que je confie aux vagues et au corps dans le cadre
Et au corps en morceaux
Éclaté

Je m’endors quelquefois sur un chemin de courbes
Dans les relents d’essence et de douces pluies d’été
En retournant les pages habitées par le vent

 

Publié dans poèmes

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