fenêtre ouverte

Publié le par cranskens

 

Le vieil homme qui ramassait le verre en bas disait :
“j’arrête aujourd’hui
je me balancerai sur un pied
j’enverrai rouler les planètes
résidus de silence
au diable”
La vieille femme - elle me rassurait
Les yeux larges et ronds
Contemplait l’univers vide
Continuait de se tendre
Vers la lumière
Prise au coeur

Alors que la ville était au bord de l’explosion
C’était la course sauvage qui se dessinait
Tout à coup
Le désert blanc
De l’autre côté du fleuve

Et là j’oublie
De signer la lettre

Sur le pont de métal hurlant
Au-delà du mouvement
Et dans le mouvement pur
Vers le beau fixe au rivage
J’oublie de signer la lettre
La dernière partie
Qui est comme la première
D’une longue série

Plus tard (bien plus tard)
Un point sur le théâtre envahi
Par des croix de toutes sortes
Dessus et en-dessous
Bat le rythme primaire
Bang clap tandan tandan
Tandan

L’ailleurs que j’ai tenu
Contre toi
Plus ancien que la danse
Qui me souffle à l’oreille :
“il existe un endroit
sans mobile”

 

Publié dans poèmes

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