deuxième temps

Publié le par cranskens

 

Il se tourne les pouces les ongles bientôt noirs
Le sommeil se fait rare
Les aubes délabrées
Sont impossibles à suivre
S’allongent à l’infini
Sur la route fuyante

Il laisse là la lumière les secousses
Dans les rues de la ville sans fin
En guettant la porte
Et les bouteilles au fleuve
Comme des vers brisés
Se répondent

Revenues de tout et de l’autre côté
Des voix d’hommes retentissent
Soûles de racines neuves
Se croisent parmi les ombres
Et descendent se planter
Dans la fin du temps

 

Publié dans poèmes

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