déjà-là

Publié le par sneksnarc


Dans un premier temps se plier au cadre, se morceler, intouchable, petit îlot à main levée, petite Égypte, un plan dressé.
Sans images.
Sans mots. Des hommes reprennent la route.
X en bas de page. Jour d’après.
La terre aux aurores. La lune flouée.
Lent désenchantement.
Le froid du monde.
Notes crissantes à revoir.
Faits tenus, oubliés.
L’accident humain est limpide, se gonfle, instructif en effet, saint homme ! Sons de cloches modulés (5), les voiles, branle-bas muet, la culture encore !
Larme à l’œil isolée. Oiseau gris.
Les mots nous écrivent à chaque recoin.
Nous rendent à la vie. Hein ?
Étoiles ivres de rhum écartées. Pourquoi ?
À l’intérieur les murs épais, le sang tourne, trame le récit épineux. Oblique les formes. Se suffit.
De toutes parts.
Quelqu’un écoute ? Peu importe, en voiture.
Et après ?
La bouche est cousue.
Les visions se tendent. Chimiques ?
La lutte.
C’est la musique. Je me rends.
Ainsi : la force du poignet, l’encre agile, le mouvement.
Hop : la porte close sans gond ni clef ni tour à travers les images s’accélèrent, le désir, cet espace.
Tout cet espace.
Le temps dissout se ferme.
À l’ouverture : la lune remonte, le ciel, le lieu, les oiseaux, pas légers, imprévus. Tout est cime à l’arrêt. Légendaire. Tout hors de moi, les ruines !
L’interface : un dieu est là qui arrache à l’encre son crac, sa coulée. Le plomb.
L’ombre du vide, du moment.
Tombé dedans.
Tombé sur la note qui siffle le départ. Plus encore : le redépart.
Railways ! (Chœur de flocs et de flacs)
En avant aile trahie ! Je me jette aux vertiges !
Oiseau terrible ! Je crisse !
Yeux argentés au matin suivant chantez !
C’est ici !

Déjà-là.

 

Publié dans poèmes

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