avec la pierre

Publié le par cranskens

 

Je n’ai fait que rêver dans une voie de garage
Un coin troué de la carte aux nerfs emmêlés
Au souffle cimenté de fabriques infernales
Et j’ai tourné jusqu’à perdre la lueur
Qui perçait de l’ordre infini

Un point donné (une image fixe)
Est sorti en roue libre du mois le plus fou
Le corps était le ciel
Le corps était la terre
Maintenant que le corps n’est plus qu’une traversée
Jour réel - Je suis un morceau de toi
De jour déjà éteint
Et les visages éclatent d’hommes fiévreux égarés sous leurs masques
Avec leurs mains jointes aux barreaux qui prient pour oublier
Leurs mains de tueurs qui écrivent
En refermant le monde sur lui-même

                                                                                  xxxxx

Les mots ont appelé à l’aide
Qui ne viendra pas
Et il n’y a pas plus de raisons à cela
Que celles du miroir qui marche droit
Vers l’iris exalté du ciel

                                                                                  xxxxx

Un temps je dis : ton corps
Garde les traces
Meurt dix mille fois
Renaît presque autant
Deux : tu voulais la carte du ciel éteint
Plus tard : c’est simple
Un titre couleur herbe le souligne en gras :
Qui suis-je ?
Et toi : qui étais-tu ?
Ou bien était-ce la question de tes doigts de pierre ?

                                                                                  xxxxx

L’histoire se craquelle en suivant les fils
De la lumière sans trame
Comme une chanson de marins
De morts
De nomades

Je m’endors prudemment en regagnant le nord
À la hâte
La glace d’avril se fissure
Elle me parle d’un abri perdu
En lâchant des Ah! terribles

Oh je n’oublie pas
Les corps qui se mêlent à la lumière blanche  
Derrière le cadre obscur

                                                                                xxxxx

Je vais retrouver dehors
Ce qui n’ayant pu être
Sera
Et le sens ébloui du rythme

 

 

Publié dans poèmes

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