autocensure

Publié le par sneksnarc

 

Je me réveille en flammes.
Le quotidien conçu dans l’os taré de l’horloge s’est enraciné. Et nous croyons tous au dieu des avalanches. Alors on remet ça. Les pics et les sommets.
Pouls paradoxal.
Sauf que le quotidien est un verbe à la traîne qui ne mise que sur la pitié.
Engloutissant les râles d’amour.
Puisque nous sommes multiples au coeur du mouvement.
Nos mains en lutte.
Non merci. Plusieurs. Sur les lèvres nos morts sus, déjà vus et les morts sans arête.
Le moment d’après.
Les morts glissent dans l’ombre, la rage est désertée.
L’abandon consacré.
Long silence toqué qui peine.
Les chairs sont bourrées de pills et de chlore. Dans la lumière dénaturée, le ciel est malade de vase.
C’est écrit là, dans les yeux des êtres mis à sac, épinglés.
Home sweet home accepté.
Ton âme rieuse à plus tard tes mains mourantes.

 

Publié dans poèmes

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