après la ville

Publié le par cranskens

 

L’éternité triste d’un présent qui s’affole et tombe
Sur le silence du fleuve
Chaque fois et jusqu’au matin
Sauf les vagues de songes pressés d’en finir
Mais plus tard

Si on écoute bien
On entendra le vent encore nous dire toutes les nuits
Où les mots s’éteignent - surtout eux
Comme un miracle
Nos corps passent au-dessus de l’abîme
marchent sur les azuleros
découvrent les fragments de lumière
C’est fait
Silence à l’instant de nos bouches couleur d’écume
C’est de nouveau l’été
Le cri des ferrys que le pont enjambe
Et le christ clou du spectacle qui s’ouvre comme je m’éloigne vers la mer
Sous le ciel
Rouge horizontal

 

Publié dans poèmes

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