à plat ventre

Publié le par C.Egolf






Il n'y a d'absence
que de moi à toi
Les corps perdus
Se sont fondus dans ceux des autres
Au bout d'une ficelle les yeux clairs
Pendent au hasard

(Toujours ce rêve
En équilibre sur un pied
La brisure qui menace)

C'est une danse que j'écris
Singulière, que j'attends
Comme la seule chose possible
Ton corps dans le sillage
D'autres corps en écho
Ne me concerne plus


Publié dans poèmes

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BRONCHAL FERNANDO 29/03/2007 22:11

après ces commentaires si élogieux je ne peux que rester court
j'aime beaucoup et contrairement aux idées reçues il y a des blogs celui de eliot en est un ou il y a de la poésie d'un grand niveau
fernando

Gaëlle 28/03/2007 10:26

"quant au goût : effectivement, ça ne se discute pas... c'est de la poésie pure, on est touché ou pas, c'est le propre de l'art" :  on ne saurait mieux dire.Moi aussi j'aime particulièrement ces textes courts et ils me touchent viscéralement.Pas un mot de trop, c'est sûr, et une émotion brute et intacte qui surgit de ces vers libres. Merci.

Eric LÖW 27/03/2007 18:50

précision : ce style est tel  d'ailleurs, qu'après l'avoir apprécié sur 1 autre blog & 1 autre pseudo, je l'ai reconnu immédiatement à l'ouverture de celui-ci !

Audrella 27/03/2007 12:59

tout à fait d'accord avec Eric LÖW...

Eric LÖW 27/03/2007 09:03

je renvoie le commentateur précédent aux commentaires que je fais depuis le début de ce blog, dans lesquels j'explique combien j'apprécie la concision, la limpidité & la densité des mots de Lunar Caustic, qui parvient à créer des atmosphères & es humeurs vagabondes en quelques lignes...
Luanr Caustic a vraiment son style propre
comme j'écris aussi, je pourrai être jaloux, mais ça n'est pas mon tempérament : je prends plutôt cela comme 1 stimulation
plébéien, je le suis aussi... quant au goût : effectivement, ça ne se discute pas... c'est de la poésie pure, on est touché ou pas, c'est le propre de l'art