pensum

Publié le par C.Egolf






L’autre est tapi dans l’ombre. Dans la brèche grande ouverte. Rien que pour goûter aux sursauts du rêve. Des pneus qui crissent, les cloches de Pâques, le torrent. Tu sais que cette femme nous imagine et que cet homme nous ignore. Aujourd’hui, elle a perdu l’équilibre. Et je n’arrivais pas à essuyer les tâches blanches et amères. Des mots chuchotés, glissés sous sa chemise, enroulés dans ses rêves d’amant névrosé. Mes rudiments d’amour stérile. Il y a des sensations à corrompre. Ouvre la bouche encore une fois. Ce qui s’agrippe encore sera bientôt sous terre. Au bout du fil personne. Sauf un murmure qui se fige en lui. Jusqu’à ce que l’histoire se révèle pathétiquement surdouée. Comme si j’en avais déjà assez de devenir et qu’était venue l’heure que je sois. Il ne ferait pas de bruit en partant. Et l'ombre s'est eclipsée.


Publié dans textes

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Niko 01/07/2009 15:38

Ce qui m’intimide chez toi est que tu as réussi à mettre en mot (dans certains de tes textes) quelque chose qui parle en moi, qui hurle parfois, et que je suis incapable d’exprimer. Nonobstant cela (c’est un mot qui me fait rire en ce moment, nonobstant, c’est débile, mais bon…), j’aime ce que tu écris, non pour d’obscures qualités littéraires (bien qu’elles existent, et sont même évidentes), mais pour leurs vérités… Hier soir je parlais de toi à une amie, une toute jeune écrivain(e) en herbe, de toi et de l’écriture, de ce(s) grand(s) mystère(s). Peut-être avec le temps je parviendrais à mieux maitriser ce mode d’expression, l’écriture, pour te dire ce qui… ce qui reste là… à la frontière… Si je devais périr pour ce que je n’ai pas dit, je serais mort un bon millier de fois. Pardonne-moi

C. Cranskens 02/07/2009 23:45


Et bien, je ne sais que répondre, c'est beaucoup, trop, je ne sais pas. Je te remercie, il me semble comprendre ce que tu veux dire. Te pardonner. J'hésite. Oui, d'accord. Au risque de me répéter,
j'aime beaucoup ton univers, ça va loin, ça viendra.
Un scoop, rien que pour toi, sur pensum : J'ai les 21 premières pages, définitives cette fois, le titre ne changera plus je pense, et le nom de l'ivrogne. Et je continue.
Encore merci. A bientôt. 


Eric LÖW 16/03/2007 19:16

l'autre est toujours là