leaving X

Publié le par C.Egolf





Parce qu'il y avait du vent, je suis entré sans t'attendre. Le garçon m'a souri. "Une Leffe", j'ai dit. Je me suis restreint. Tu vois, j'aurais voulu du finement tourbé, à 45 %. Pour mettre de côté le fait que la ville tenait toute entière dans la paume de ma main. Impossible de s'y perdre et d'ignorer la fin.

Et c'est encore une fois dans un train, en leur présence, que tout petit je recrée le désordre. Je frappe au carreau. Pleins feux sur mon enfance, un jour tu verras, début de requiem, sommes-nous le souvenir, tous ceux qui accompagnent mon extase chaque fois recherchée, je m'acharne, renouvelée, visions béton - paille - clochers. Qui strient ta foi de bandes de lumière. But it grows. L'espace a enfin cessé d'être un mythe. J'aimerais te parler de ce moment précis où cette ville n'est plus ni tienne ni mienne mais trois pas en arrière. Jusqu'à ce que j'étouffe, j'ai oublié d'en être sûr.
C'est moi le type qui hurle tout en haut de la Treille. Only angels.
J'ai acheté une nouvelle rame de 500 feuilles de papier toile. Ensuite je suis - on est - parti. Je me souviens, j'ai pris des notes.


Publié dans textes

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Arthur HIDDEN 20/03/2007 13:44

Vraiment ce texte est superbe. Ca donne envie de te connaître

XXXXX 08/03/2007 18:27

comme le désert

Eric LÖW 08/03/2007 10:59

tu as donc pris le train & pas 1 rame de métro...
désolé pour mes conneries, mais sincèrement je te renvoie à tous mes compliments antérieurs (plutôt que de lasser à me répéter *), je n'en retire rien : ton écriture est très forte dans sa concision & sa densité
(*) mais si ça flatte ton mégot, je continue ?