des dimanches de printemps les dimanches de l'hiver

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machine métallique, sournoise, quand on l'appâte bout de gras
comme on entend griffes rétractiles son ossature crayeuse
s'effrite se délite, se pépite, pulpe jusqu'au fond
la grappe mécanique égrène essaime effrénée se parsème rires en boîtes à plusieurs conditionnels et
j'aimerai ne jamais dire je sais - sais - mes mots pesés désossés
me ravise et rembourre de chair
le temps que passe l'été à ne rien foutre moiteur cuisante des corps bercés balancés une deux
l'hiver le temps que je décrasse lave retape la ruine tienne debout les doigts s'agitent
la taule cabossée sous les coups se plisse froide se lisse
se détend les doigts rouges sur le front ce que la pluie radie
et par un beau matin de mars à la limite les bourgeons civils sur les civières au printemps
onze mille sur ton front les taches comblent l'été âpre sur la peau collent les sillons
creusés tièdes
boule au ventre
se gorge
la fine couche en zigzag à la guigne et se gratte un espace se rétracte
dans les airs se détache une corniche sur les toits réfléchit sa carcasse
spectre et vide
boit la tasse
aux pieds des piafs morts-nés
coquille intacte
et le trou pour la paille





Publié dans poèmes

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Léon 09/02/2009 09:03

Quelque chose que je ne sais exprimer avec des mots, bien sûr, je me hais pour cela… Alors, peut-être simplement te dire merci,pour ces mots que tu poses ici.

L. Eliot 02/02/2009 20:25

et pour le temps qui se gratte, joyeux anniversaire