il n'existe pas

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Ce que tu as su me prendre
Garde-le au fond de la gorge
Dans les traits que tu tires
Tais-le tout au fond
Comme une attente sans fin

Il y a l’homme qui pensait savoir et celui qui sait et la religion qui les sépare
Il y a la poigne de fer gelée et les jours où j’étais à ta merci
Il y a le vide et l’arête au travers qui s’est mise à fondre

Ce qu’on déleste de nos âmes
Et des nerfs quand on devient vieux

Il y a l’homme qui fait monter sur scène l’homme qui n’a rien vu
L’homme un peu plus haut qui règle la lumière
Il y a l’homme en dessous qui en devient plusieurs
Et celui qui tourne la page

Le temps est venu
Je serai là
Dans une ville puis deux puis trois

Demande-toi ce que les cendres veulent dire
Les donneurs d’ordre ont peut-être été violés

Ah si j’étais catholique ou au moins de gauche
Moi aussi moi aussi

Garde mes pensées tout au fond
Bien au fond la poudre que j’avale
C’est tout ce que les cendres veulent dire
En fin de compte



Publié dans poèmes

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Breavman 05/01/2009 07:13

lunar mon poète culte préféré ! c'est fou, où serais-je sans toi... je ne veux pas commenter, mais c'est juste, c'est beau, comique et de plus en plus simple.j'espère que tu vas bien. je reviens de montréal, j'ai écrit une nouvelle. je me fais chier et j'ai peur de tout. je dois recommencer à écrire.à bientôt,

dimitri 03/01/2009 22:50

La mort de l’amour est une expérience intransmissible. Parce qu’il (elle) est mort(e) en nous, l’amoureux(se) ne peut témoigner. Le langage vers lequel nous précipite cette mort nous condamne à ne jamais pouvoir témoigner du silence qui entoure ce décès. Du deuil seul on peut parler car alors on parle de soi, de la continuité mythique où nous inscrit le langage infiniment partagé.