les séparés

Publié le par Cranskens





L’automne déjà !
Sans voix, je fais offense. De mes cordes rouillées, j’injurie le silence pour la deuxième fois. Une ombre bouche ouverte sous les draps de mon âme se recouvre de l’amour se découvre à genoux à couvert s’est offerte et me vole au secours. Demain, non. Hier, où étais-tu ?
Il faudrait fuir l’Europe, cette chère et belle mondaine emportée d’idéaux, qui répète l’histoire, le lit sale à l’étage et les taches coutumières
dont l’autre se réclame
qui la veille
autres elles viennent
hommes et femmes et
pareilles
Se peut-il que le sel et le miel sur mes lèvres me rappellent à ce soir où, guettant le ciel enluminé d’hiver, j’ai disparu ? Et me tiennent et m’enlèvent.
Je suis,
danse
et l’étoile.




Publié dans poèmes

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David H. 27/11/2008 21:55

par hasard... ou peut-être pas, je retrouve l'adresse de ton blog que je lisais il y a peut-être un an... les mots puissants sont toujours là, le sentiment de voir flotter quelque chose de précieux que l'on veut attraper au passage, avant qu'il ne dérive à nouveau...

nicolas vasse 14/11/2008 00:13

belle suite de mots et de coulées sonores :)

Lennie Prévert 12/11/2008 23:10

Tu vois je n'ai pas oubliéTu étais ma plus douce amie Mais je n'ai que faire des regrets Et la chanson que tu chantais Toujours, toujours je l'entendrai !

Lance Caillou 12/11/2008 23:02

Ah, Seigneur, cela me revient !