l'oeuf du serpent

Publié le par CE







 

Tant les murs étaient sales
Je n’ai pas senti
Le poids des heures
Et la rumeur
Des entrailles
Comme un pic
Sur les murs
Les dents noires
Méthodiques
Inoculent le mal
Et on repeint le ciel
Au mezcal
C’est le vert qui ronge
C’est le cri qui monte
De tous les mythes
Le plus létal
(Et le Juif errant
Glane)
Sur les murs
Les mots d’amour
Au couteau
Sous silence
Un ordre nouveau
Le bétail
Un passage à niveau
Râle
Les relents nauséeux
Qui te prennent d’assaut
Où que tu ailles
Sans te départir du poids
Des entailles
Sur les eaux qui coulent
Lasses
Qui donnera sa place
Le temps venu
Au bourreau
Le point de détail
Aux étoiles
Baille
A contretemps
Au point du jour
Ivres de bataille
Lémuriens dandys secs
Enfants pâles
Lèvent le voile
Jour de relâche
Il vient lumineux
Sous le ciel sale
Reprendre son dû
Il est de taille
Puisqu’on tourne en rond
Les amarres lâchent
Sous les décombres
Le corps puni
Puis d’autres montant
Sans escale
Tant les murs se répètent
Le sens se retient par un fil
Avant de sombrer
Immuable
Dans le vide
Dans le vide


 

Publié dans poèmes

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L.E. 19/10/2008 19:35

"Et mon chagrin serré en ma poitrine de t'aimer si profond, voisine sans lune à tendre au mots qui nous rassemblent"Quel bordel!Je te lis je te lis

nicolas vasse 13/10/2008 23:24

j'aime ! :)