intramuros

Publié le par CE





Après
Les églises comme des baromètres
Paris meurt comme les autres
Le dimanche comme ailleurs
Qu’on s’en souvienne ou pas
Les taxis nous sèment
En contrebas
A contresens le lever du jour
Qu’on scrute à la chaîne
Près du square Franz Liszt
Tout à l’intérieur
D’oeil en oeil
En se passant le mot
Du jeu de massacre de la chair à canon
Les sourires sans lendemain
Le rouge des pommettes
Pour un soir
Rien rien je force comme si
De rien en détour du hasard
Les rues le sens toi Paris si petite déjà
Feuillantines et gobelins
Depuis peu les saignées à blanc
Je vois
Les rêves où on vole enfin mais trop tard
Plutôt que de frotter je tue le ciel d’un seul doigt
Je te fous dans un verre d’eau
Une aspirine comme le feu
Dissout comme la chimère
Tu te rappelles tes 4 ans le père écumé la mère amnésique
Et le crachin mutique
Je conviens aux mots de trop au compte-goutte
Aux consciences qui avortent
Aux omissions dans ma tête
Et aux routes dégagées
Aux réponses brûlées de Werther
Toutes en même temps




Publié dans poèmes

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L.Eliot 13/06/2008 18:12

Lunar Caustic est un grand écrivain.bon, je suis dans la fournaise de montréal, sans savoir vraiment où aller.

Eric LOW 28/05/2008 19:49

toujours ce sens de la formule qui fait mouchechaque vers est toute 1 histoire