antipode

Publié le par CE


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Il y a toute cette matière, qu’elle aille se faire voir ailleurs et qu’elle n’essaie pas de s’accrocher, j’ai laissé mon verbe, le vieux tout limé, on saura plus ce qu’il cache, il a tout dit déjà, c’était le recours du pauvre qui vient s’user dedans, c’est gras et ça pendouille en croyant me faire taire. Les hommes suent parce qu’il faut bien se donner une contenance, le mérite, dieu, tout ça, on s’en sert mais pour soi, une sale idée, on ne grandirait plus pour pas leur ressembler, leurs histoires d’égoût, à nous foutre à la tronche leurs sales rengaines de destin qui fuit. Le contenant d’abord, j’en fais mon affaire et me brosse avec, le miroir au travers, je ne délimite rien, tu verras, le recul, ça fait planer les faibles, je te le laisse et je goûte à ce qui aurait pu être et que je glane déjà, à droite, à gauche, le pied meurtri, le coeur en branle, je me dresse par endroits pour sentir mon ventre, les ronflements du moteur encrassé. Je puiserai partout le motif et l’organe, je ne m’absente pas, je suis tous les frissons qu’ils refusent de voir.


Publié dans poèmes

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Luna 06/03/2008 09:45

J'aime beaucoup ce texte =o)

odzey 04/03/2008 22:47

quelle force ! ton energie est palpable dans ces mots (maux).

mummm 29/02/2008 22:10

quelle révolte contre les limitesje recoonais ce morceau de toimais en même temps tu es..immensetu changes de dimensionne t 'envole pas trop loin

Loïs de Murphy 11/01/2008 14:01

Bienvenue à ce texte en  cette nouvelle année.