
Il y a toute cette matière, qu’elle aille se faire voir ailleurs et qu’elle n’essaie pas de s’accrocher, j’ai laissé mon verbe, le vieux tout limé, on saura plus ce qu’il cache, il a tout dit déjà, c’était le recours du pauvre qui vient s’user dedans, c’est gras et ça pendouille en croyant me faire taire. Les hommes suent parce qu’il faut bien se donner une contenance, le mérite, dieu, tout ça, on s’en sert mais pour soi, une sale idée, on ne grandirait plus pour pas leur ressembler, leurs histoires d’égoût, à nous foutre à la tronche leurs sales rengaines de destin qui fuit. Le contenant d’abord, j’en fais mon affaire et me brosse avec, le miroir au travers, je ne délimite rien, tu verras, le recul, ça fait planer les faibles, je te le laisse et je goûte à ce qui aurait pu être et que je glane déjà, à droite, à gauche, le pied meurtri, le coeur en branle, je me dresse par endroits pour sentir mon ventre, les ronflements du moteur encrassé. Je puiserai partout le motif et l’organe, je ne m’absente pas, je suis tous les frissons qu’ils refusent de voir.
par CE
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poèmes





