ressac

Publié le par C.Egolf


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Je voudrais m'étendre sous ton lit
A l'heure où les sanglots s'étalent
Maintenant que doucement résonnent
Les clappements secs de ta vieille peau
Ton pouce hors de ma gorge
Je me débattrai dans la vase
Par acquit de conscience

Ô étoiles pouilleuses qui n'entendez rien à rien
Avez-vous vu ? Je vire au bleu
La nausée a fait son ouvrage
Miséreuse Europe
Cuirasse syncrétique gâtée pourrie
Tes connes de voies express
Pétries de certitudes
Se délitent
Et je me prends au jeu de tresser ta descendance
A vue de nez je martèle :
(en faisant chauffer la bouilloire)
Agenouille-toi ! Pleure !
Qu'on n'en parle plus !

(Getting your thumb out of my throat
I'm gonna walk hard now
Up to you my Lord !)





Publié dans poèmes

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Henri-Pierre 18/07/2007 17:39

Cet univers si particulier m'aimante et me fascine. Même si je n'arrive jamais à trouver le commentaire qui en serait digne. Je m'y promène donc en silence et avec émotion.  

Plaiethore 14/07/2007 14:39

Merci toujours pour les passages de ce train lunaire.Ai toujours besoin de vos secousses, de ces remous pourfendeurs.Faire une pause en remuant nerfs et coeur... chez vous.A bientôt.

Eric LOW 13/07/2007 09:13

tes visions sont toujours aussi stupéfiantes & ton style les rend bien

Dick Shaver 12/07/2007 21:49

j'aime bien ce mouvement de balancier, on passe du cosmique aux dessous de lit... dans un mouvement qui veut embrasser toute la réalité d'un état d'âme.Etoiles pouilleuses = j'adore.

sandler dimitri 12/07/2007 19:06

Bonjour, j'ai trouvé votre commentaire sur l' avant dernier article posté dans mon blog (cf Mitiajawas.blogourt.fr), et je vous remercie de vos remarques. Particulièrement pour ce qui concerne votre réponse quant à l'utilisation du fer par les new yorkais. L'idée de l'individu planant au dessus du concept même de "communauté" est très interessante et trouve peut-être, mieux que chez Dos Passos, sa parfaite illustration dans certains romans de P. K. dick, où des individus esseulés, dominant le monde, crèvent de solitude au dessus des nuages. Quant à votre blog, je le trouve très beau, je songe bien sûr aux textes que vous signez du nom de Egolf, précédé de l'initiale C, qui me fait dire que vous n'êtes donc pas tristan, "le seigneur des porcheries". Votre écriture me fait penser à certaine prose anglosaxonne, - je songe bien sûr à Lawry - dont vous tirez le titre de votre blog, mais également à joyce ou encore à Dylan Thomas... Une prose musicale où l'arythmie finit par faire entendre quelque chose - dans ses chaos ou ses entrelacs - comme un sens. Merci encore d'avoir été ému par "Biopole", qui semble laisser la plupart des gens assez perplexes. C'est un film qui provoque une forme de mutisme, même chez mes plus proches amis. Enfin, est-ce que nous nous connaissons? Si ce n'est le cas, les références (littéraires), celles que j'ai citées plus haut, mais également le très beau Frankie Adams de Mc Cullers, est étonnante. A bientôt je l'espère. Dimitri Sandler.