oblique

Publié le par C.Egolf


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Je me suis usé
navrant imaginaire
à remettre au lendemain le ton d'indifférence
désertant le réel qui me pendait aux basques
baisant ton front mille fois
commune éternité

J'ai buté quelquefois
en proie aux heures d'effroi que la mémoire impose
sur de tendres lisières
rien de grave
un bout d'os
un trottoir familier
l'éclosion d'un genêt
une rime sur la lande

ton nom abandonné aux sourdes convoitises
j'ai gardé le silence
passager clandestin
il se peut qu'une nuit
mais chut ! la pluie embaume
j'y ai posé mes lèvres
en vain


Publié dans poèmes

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l'emasculeeconception 07/07/2007 21:31

j'aime énormément, merci pour ce morceau de bonheur

L. Eliot 07/07/2007 12:59

classic

Tristan 07/07/2007 00:47

Merci d'ouvrir ce chemin de traverse...

Dick Shaver 05/07/2007 21:20

les expressions s'appellent, et chacune semble créer la suivante, comme si elle y était encapsulée telle un germe... c'est une forme littéraire que je qualifierais de virale...

histoires d'écrire 05/07/2007 19:22

j'aime vos convoitises et cette clandestinité passagère