Liber.Made.

Publié le par C.Egolf


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Je sillonne

Le chemin de fer
Le silence ouvrier
J'épuise mes ancrages et mes vanités
Sauve-qui-peut

En vrai, c'est le désert qui compte, le sol frissonnant et la mer que forment au-dessus les nappes de poussière. On s'y frotte et on l'emporte avec nous, sur les routes. Alors quoi ? L'héritage rouille et sans qu'on dise rien son silence nous apaise. Apparaissent les murs transis contre lesquels on se recueille, les griefs consommés, et qui nous recouvrent, nous retrouvent planqués derrière les piliers de béton, trois appels d'air, et le vide, il s'avance dans les morceaux de verre et les trappes assassines. 
On aspire mais elles subliment qui, nos courses vers l'idéal en friche ? Quelles images lourdes de terre sous les remparts fauchés s'abandonnent soudain ? Quelle vision, à nos pieds, qu'on n'a plus qu'à cueillir et qu'on sentait chaque jour aiguiller notre coeur ?
Salles revêtues d'un fatras sublime, crues malgré la lumière en fuite.
Ciel foutu de juin qu'on étouffe dans son lit.
Salles où l'art seul opère, où tout est accompli.
Gitanes au creux du fer,
Peintures à la lisière,
Yaourt, suicide, pardi.

Lieu saint, ivresse, je t'accroche en haut des marches, près des vieillards aux cheveux blancs, au coeur de mon aliénation.


Publié dans poèmes

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CE 03/07/2007 19:33

Ribambelle d'anges...

histoires d'écrire 03/07/2007 19:16

les errances nous mènent d'un bout à l'autre des blogs amicaux et des rêveries en accroche.

L. Eliot 03/07/2007 15:26

je me roule dans la poussière. roadtrip sublime qui résonne à chaque pas. les images sont fortes. tu écris moins mais ça reste indispensable

lharces 02/07/2007 00:38

dense et dansant , d'un équilibre précaire au dessus de la mélancholie, l'envie en plus, il est délicieux de passer vous lire de temps en temps

Crapo-i2 29/06/2007 05:42

Croah ce que tu Croah, car la lune est chaude ce soir