
Drache glaçante à la sortie du train. De quoi sortir du coma. Les choix en attente qui pourrissent depuis des mois et les tripes qui remuent encore. Lisbonne n'est décidément pas une ville comme les autres. C'est peut-être la mer à portée de mains ou la désertion du week-end. C'est sans doute le vent qui me contre, les places infinies, le tramway qui me frôle quand je rase les murs, les lieux d'aspiration et de prière. Besoin de me perdre un peu partout, ça tourne, les ruelles enchevêtrées, les quais, le Tage, les églises, les hauteurs, le vin portugais et la douceur de la Ville Blanche. Plus que jamais envie de voir le film d'Alain Tanner, je pense à Nuno, ce sera pour une autre fois. Des images, des choix à faire, la pluie brûlante, train, métro, coma. Royal et Bayrou ont baissé dans les sondages, Sarkozy continue de vomir, je suis à la traîne. Je fredonne un air entendu trois jours auparavant sur une radio portugaise, du Trenet, pas Douce France, l'autre, Que reste-t-il.
par C.Egolf
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