Dimanche 9 mars 2008

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Yum yum they're screwing around
Noises are coming through
You'd better not get that hard stuff
That cheap junk in your mouth
You'd better fill up my suitcases
With high boiling poetry
Cos an other sleepless night is turning
And i give in i give up i give in

And i'm listening now
I'm very close to the speakers
All is so weirdly parasitized
Shut the fuck a man is saying
An other one tells he's stucked in a reversed world
And people ask and people claim 
Pretending i'm searching for a poem to disgorge
But i'm not 
Speak louder
For i'm listening now

Good news 
No way no way
My piteous sedatives are burning
And i'm feeling right
Cos it's the last chance
You'll never reach the tune again
No one will

The procession is chanting
We're all gonna die
You'd better delight yourself
As i grow sick and i grow mad
Everyone is calling
Kids and voyeurs and stowaways
They all seem to know
Seems you don't
I hold the barbiturates in my head
And i try euphoria again
(i reach the air pump)

Breathe in breathe in
Everyone is saying
They all look so assured
And i hold on
But it slides down my rhyme scheme

She freaks out on lights
For there's no light inside
She's a light addict
Don't kid yourself a thin man is talking
He's a real tear jerker
Although i saw him in some Hawks movie
And he says your funeral comes closer
(in two seasons)
He's so confident and so heroic
And he has no mercy

Breathe in breathe in
Clap trap again

100 sheets of white paper
No less than 2 guitar strings
It makes delirious noises
(the same crap on TV)
I call the window cleaner
And i sleep off
That's how i know
That's how i become a prayer wheel
That's how i damn myself
Where is the game to play ?

A woman stopped loving his murderer
The day she died (such a day)
The thin western man left me
Beneath the sky
The ghost town is so desperately glaring
Lime blossoms and green everywhere
Each day is not as new as it seems to be

Breathe in breathe in
Your voice again
The sweetest and blankest

I'm reaching the highest place
I'm searching for monsters in the clouds
But all i find is a green-eyed face
And i wonder if the face is yours
Or if it's some kind of revival
Under the light and smelly rain
And the well known speaker
He does it again

Breathe in breathe in
(forgotten frequency)

I dedicate it to the aching hearted girl
Who struck me down the other day
Things are not staying the same
I can't stay that high
Without calling round
1 2 3 4 5
I'm looking upwards
And i'll fall all alone
Won't i ?

Breeze on the gravity waves
Sputterings and unsaid things
(deep breathing)


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Lundi 25 février 2008

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Behind his large and incomplete smile
The gravedigger's waiting
"Bring me home child"
He whispers trembling
As if above me
But i can't stay in here

He loved me once he says
He tells a good story 
And i'll never be sure
He ever told me a lie
As if above me
The leaves were floating

And now i'm doing a headstand on the highway
I introduce my figure of fun
Talking about what gets from the night
On the starting line
With a wing of mine
As if above me
The sky wasn't already burnt

Just next to the gutter 
The flying autumn leaves
What if i felt too much
What if i feel
'Cos now i'm washed away by the tide
An heart failure at the break of day
Wishing to be all eyes
As if above me
Walking alongside
The gravedigger had found his way back
Lost his way home whatever
An exit sign
If ever ?
Did you ever ?


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Dimanche 3 février 2008

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Il y a des feuilles qui pendent
Des feuilles illisibles
Vertes comme le coma

Je poursuis
En avant
L’un d’entre nous se shoote
Se shootait - Héroïne
C’était mon monde - réel
A peu de chose près

Pas de vague, princesse au petit pois, la mer brute
Etendue
Toutes portes refermées
De quelle nuit, de quelle lutte
Est-ce d’avoir trop rêvé ?
L’encre encore une horloge
Pillées les aubes dans mes yeux
Drogue dure - les effets
Bleu nuit
Brûlée jusqu’à l’os
Niée jusqu’à la disparition
Qui s’impose - deux temps
Je mesure
Je poursuis le réel
Son évidence
Mes bouffées d’ignorance
L’inconsolable inaccessible qui te loua son coeur
Poison mains aveugles pages blanches tabac froid
Je sentais les heures en nous
Sans refuge
A ciel ouvert
A tort à raison
Ce manque en toi
Depuis toujours ce vieux deuil, la faim
Ce recoin d’ombre
Que j’ignorais
Que j’ignore
Barre-lui la route
En coulures d’encre
Ne t’apprête pas, parais simplement
Entre ciel et terre - le réel




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Mercredi 16 janvier 2008

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Tu regardes en l' air
Ca ne s’épelle qu’une fois, il disait
“You’re so cute
Badadi dadi dadidoum”
Au milieu des cris d’émeute
Les gens ont des ailes qui leur poussent ailleurs
 
Le ciel tambourine
Je suis au numéro 1 de la rue Magritte
Avec Yvonne qui débloque au 6ème dessous
Et Firmin qui transpire comme un boeuf
On frappe
Au milieu des cris d’enfants
 
En ville moi seule et je croise
Comment dormir
Si loin de mon vieux paradis
A ne dire rien
Et luire éternellement
C’est la route
Qu’on m’avait promise
 
Si seulement j’étais n’importe où
Mais ce qui coule dans mes veines
C’est ici
A ne sauver que deux trois mecs qui passent
On se claque dans les bras
De toutes les autres villes
 
Merci pour le stylo feutre
Je le respire tous les soirs
Merci pour les 30 euros surtout
 
Cet air que tu regardes
Je cherche le remède radical
A me défaire du sine qua non
“The moon is blinding
Badadi dadoum dam”
En plein milieu acide
Il manque une porte
A ce jour parfait


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Vendredi 11 janvier 2008

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Si je ne conduis pas, je colle encore souvent mon nez au carreau. Parfois, je m’endors dans l’espace et je m’évapore en même temps que les arbres. Quand j’étais plus jeune, ils se désintégraient sur notre passage, c’est mon frère qui me l’avait fait remarquer, l’espace les ingurgitait. En fait, j’aimais cette idée, l’idée de la disparition des arbres. Ils étaient de retour dès qu’on regardait derrière, ils s’enfuyaient pas longtemps mais je sentais comme une possibilité. On pouvait faire en sorte que. Ce monde devenait alors rassurant. Il y avait bien la lassitude de ces longs trajets en voiture, l’interminable silence dominant les vastes champs dépouillés des terres du Nord, les routes rectilignes que venaient soudain heurter les chemins accidentés, l’attente surtout, on n’arriverait jamais, c’était presque sûr, je redoutais la route, je l’aimais et j’allais me fondre en elle.
Je conduis, il y a Pierre qui me lance : “Regarde par là, je rêve, c’est un rêve, continue de rouler ou pas, moi je plane.”
Alors non, je continue pas, je marque un temps, oui, à gauche, une embardée, quitte à se carrer dans les cactus. De toutes façons, cette route-ci, elle est déserte, une route abandonnée, à ne pas montrer à n’importe qui, on sait pas ce qui pourrait arriver.
On descend, Pierre fait quelques pas, il s’arrête. “ J’ai jamais rien vu d’aussi beau” (il dit ça à chaque fois et à chaque fois, il faut bien reconnaître que j’ai du mal à en revenir). “On est sur la lune, j’attends la prochaine marée, il doit bien y avoir la mer pas loin”.
Je marche un peu, c’est plein de vide et de masse rocheuse, je demande à Pierre de venir. J’ai peur des serpents. Alors on avance, il n’y a presque plus de soleil, ça me fait penser que j’ai très peu dormi la nuit dernière et que je ne me rappelle plus de mes rêves depuis un bon moment, depuis les images folles dans ce manoir perdu dans la neige et cette vieille femme qui venait m’expliquer qu’elle était partie. C’était plus la peine de l’attendre, demain il me faudrait prendre mes cliques et mes claques et surtout garder les souvenirs intacts et puis quoi, je sais pas ce qu’on dit dans ces cas-là, j’ai rien dit et la vieille femme a refermé la porte derrière elle. C’était sûrement sa mère. Enfin, il serait peut-être temps de me remettre à dormir pour de bon.
Je me cale sur les pas mesurés de Pierre. J’ouvre les paupières, des bouts de lune là, partout, des rayons diffus se reflètent dans le sol rocailleux. On marche, la nuit naissante, tu rêves, mec, tu rêves...



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Vendredi 11 janvier 2008

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Il y a toute cette matière, qu’elle aille se faire voir ailleurs et qu’elle n’essaie pas de s’accrocher, j’ai laissé mon verbe, le vieux tout limé, on saura plus ce qu’il cache, il a tout dit déjà, c’était le recours du pauvre qui vient s’user dedans, c’est gras et ça pendouille en croyant me faire taire. Les hommes suent parce qu’il faut bien se donner une contenance, le mérite, dieu, tout ça, on s’en sert mais pour soi, une sale idée, on ne grandirait plus pour pas leur ressembler, leurs histoires d’égoût, à nous foutre à la tronche leurs sales rengaines de destin qui fuit. Le contenant d’abord, j’en fais mon affaire et me brosse avec, le miroir au travers, je ne délimite rien, tu verras, le recul, ça fait planer les faibles, je te le laisse et je goûte à ce qui aurait pu être et que je glane déjà, à droite, à gauche, le pied meurtri, le coeur en branle, je me dresse par endroits pour sentir mon ventre, les ronflements du moteur encrassé. Je puiserai partout le motif et l’organe, je ne m’absente pas, je suis tous les frissons qu’ils refusent de voir.


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Mercredi 5 décembre 2007

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It’s quiet now
And what it breathes
Is everything




Il n’y a plus aucune raison de s’éparpiller encore
L’idéal est en fuite
On ne serre rien que des doigts invisibles
Et des instants fragiles
Je maudirais le ciel et les noms propres
Ca finirait
En grand : CA FINIRAIT
Depuis toujours et contre toi
Sous le poids du silence
Je mettrais le feu aux mots
Aux spectres
Aux hommes de sac et de corde
Aux fantômes qui vacillent derrière le vent
Et la lumière
En grand la lumière qui transite

Si je peux servir à hisser l’amour au-dessus, si je pouvais avant que tu ne t’éloignes
Je prendrais le pas
Avant de plier
Sous les mots malmenés
Qu’on n’épargne plus qu’en rêve
Mais je ne maîtrise rien
Mille heures plus tard
Je ne maîtrise rien
De ce qui me regarde en face
Dénonçant l’amour
Avant l’heure
Laissons le filer en dehors du monde
Ne le laissons pas
Ne le laissons pas

Je ne perds pas de vue le ciel
Bleu presque transparent

Le poème reste avec ses blessures
La nuit pleine aux fils de lumière
Et le risque qu’on se retourne 
Juste un instant
Laisse-moi partir, pars, je partirai, pars avec moi
Le visage circonscrit

Sans cesse je tombe du ciel
L’hiver veille
Et je tends l’oreille
Ta voix au loin
L’amour en grand le silence
En grand la lumière



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Vendredi 28 septembre 2007

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Il y a beaucoup de monde. Je me souviens des rides flottantes de la patronne, de l'éclairage sec, de la fleur tout près qui s'accroche au béton. C'est l'écrivain qui a raison, tout va mieux, tout va bien quand on dit le vulgaire, quand on marche sur la pointe des pieds, de toutes façons pour quoi faire, le creusé des joues, le coeur aviné, non, j'ai rencontré le réel en sortant du métro, il se laisse faire, j'ai décidé d'aimer le réel, ça commence. Les gens sont malades, on les voit sur le trottoir, les yeux, l'eau qui remonte, à se toucher le ventre. Le ciel est gris avec des nuages bleus, encore les Muses, un poteau, bien, je ne refais plus le monde, il s'infiltre, je l'accueille, je dis le réel, je veux, ça vient, et pourquoi toujours la poésie, non, les choses intactes, comme elles ne devraient pas être, je sens que ça vient, je me nourris, j'ai faim, je dis oui, tout s'explique, alors les échardes de toi dans mon coeur attendent et le vieux monsieur remonte lentement la rue. Il glisse une main dans son gilet de laine, il en sort un cahier à spirales, il s'arrête. Non, les anges ne sauvent que les poètes, et une fois, une seule fois, après il faut faire avec. Il s'arrête. Il a déjà été sauvé. Là, je ferai un portrait de lui, si beau qu'on l'accrocherait au mur. Déjà sauvé. Encore son visage, qui dérive, qui me dit le réel et qui sait et qui voit venir, noyé dans la foule, je ne sais plus quand, sous mes doigts, je lui ai dit, c'est passé, c'est tout, c'est là, c'est maintenant et c'est vide le coeur rongé du réel
.

 

 

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Mardi 28 août 2007

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Il a coupé le contact, j'ai fait dix fois le tour de la voiture avant de vomir. Il y avait un calvaire tout près, c'était là qu'on avait ramassé le chat mort, il y a un mois, et qu'on l'avait jeté dans le fossé. On en avait vu un autre une fois un peu plus loin qui avait commencé à faire corps avec la route. Un jour, il avait disparu. C'était le chat le plus plat du monde, on voulait éviter qu'une telle chose se produise à nouveau. C'est moi qui l'ai fait rouler dans l'herbe, il était lourd et j'avais encore jamais porté de cadavre. Il avait les yeux ouverts, qui rayonnaient. Je tremblais quand j'ai ouvert la porte, la tête, les bras, tout. Il a remis "We came along this road" au début. J'avais les yeux verts et luisants comme ceux du chat, parce que je suis allergique. C'est un effet comme un autre, moi aussi j'irradiais depuis mes yeux de fantôme.

Je suis né pas loin d'ici, dans la poussière de l'Aisne finissante, dans une ville discrète, étouffée par le bruit des trains et des usines à betteraves. L'air est irrespirable par endroits mais le ciel est visible la nuit. Il faut juste prendre les routes de campagne, quitter les lumières suffocantes du centre et l'aphasie illuminée des faubourgs, on est vite dans la cambrousse, au pied d'une citerne, au milieu des céréales, il y a beaucoup de pierres, d'arbres et de silence. L'Aisne, on dirait qu"elle somnole, qu'elle est en panne, c'est une rivière grave et dure pourtant, un ami s'y est noyé il y a longtemps, il savait nager mais l'Aisne est pleine de réserves. Elle devient belle quand elle fend les eaux et quand elle s'emporte, quand elle tue. Le plus souvent, elle laisse aller le mystère et se rendort, hermétique pour des siècles.
L'Aisne me manque parfois. Je la retrouve dans les crues ravageuses de la Creuse, dans le lit creusé de l'Aulne, dans le cours aiguillé de la Deule, dans l'enlacement des canaux de Bruges, dans mon sac quand l'eau goutte, dans Paris toujours. Elle ne m'attend jamais. Aujourd'hui, j'ai voulu aller voir dériver l'Aisne, contempler ses habits d'automne, elle grandit à vue d'oeil mais elle me cache son abîme, sa hauteur. J'avais des questions en latence, des mots qui restent, les voix s'étaient tues quand j'ai repris le volant. Le soir tombait, il me parlait de Burroughs qui s'était pris pour Guillaume Tell un soir d'ivresse à Mexico. Il avait manqué son coup puis avait couru derrière le mythe, les talons en avant . "God is in the House" me rendait le départ beau et pesant. En quittant la ville, après le dernier virage, on a respiré de toutes nos forces et on a crié en passant devant l'épée qu'enfant j'avais baptisée "Excalibur". Puis les voix sont revenues. Au moment de faire marche arrière, j'ai senti mon coeur se soulever.



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Mercredi 22 août 2007

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The childhood needs to become again
Seems the shattered words are missing
The grass is flecked with white around them
I let the train away

Ain't no memory
Nothing left to know but your thumbnail on my skin
Anywhere the ravine
Between the faded marks
There was the pure lightning they're all talking about
Under the disused sky
The rain
Out of tune
While holding you so tight




Publié dans : poèmes - Par C.Egolf
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Frankie Addams





It happened that green and crazy summer when Frankie was twelve years old. This was the summer when for a long time she had not been a member. She belonged to no club and was a member of nothing in the world. Frankie had become an unjoined person who hung around in doorways, and she was afraid. In June the trees were bright dizzy green, but later the leaves darkened, and the town turned black and shrunken under the glare of the sun. At first Frankie walked around doing one thing and another. The sidewalks of the town were gray in the early morning and at night, but the noon sun put a glaze on them, so that the cement burned and glittered like glass. The sidewalks finally became too hot for Frankie's feet, and also she got herself in trouble. She was in so much secret trouble that she thought it was better to stay at home—and at home there was only Berenice Sadie Brown and John Henry West. The three of them sat at the kitchen table, saying the same things over and over, so that by August the words began to rhyme with each other and sound strange. The world seemed to die each afternoon and nothing moved any longer. At last the summer was like a green sick dream, or like a silent crazy jungle under glass. And then, on the last Friday of August, all this was changed: it was so sudden that Frankie puzzled the whole blank afternoon, and still she did not understand.

Carson McCullers







Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes




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