
they went down the world
when i fell asleep in a nihilistic dimension
it was a great deal
and it was happening
the worst breeding on my lips
then turning with delicacy
i feel so close to that absolution
can't complain about
i'm not trying to stay awake
beneath my scattered star
with some guy squatting by the river
waiting for something that would come
i'm a pass holder
entering the room where nothing happens
and bringing an end to it
the losers and the winners
are the real men
the good ones
i'll pay my tribute in a short while
and any time
after the requiem mass
no matter what can be
and which pieces are missing
it was a pleasure to be here
from the beginning
a little further down the track
Trop faible pour lutter contre ton corps de marbre
Je suis presque à genoux tandis que de ta bouche
Le verdict est tombé
La traînée de l'amour
Tes yeux sont du charbon inspiré des poètes
Et je m'y emploierai à chercher la fissure
A crevasser les murs
Je fendrai l'air, courant, ivre, hurlant à la lune
La braise de ce feu que découvrent les anges
Un beau matin d'hiver
Immobile en ton sein
Je suis ton seul captif
Et je les entends dire, qu'ils disent, je m'en fous
L'écriture, vieil affront, me sauvera la peau
Il marche. C'est ainsi. Près de la gare, le nez collé au bitume, les dimensions l'écrasent. Parfois, un nuage de poussière l'éblouit. Le gris, ça lui évite les
points de fuite, il se concentre sur les pas et sur les traces, il y en a peu. De là-haut, la vision des rails le recadre, il a les yeux bouchés, la rue de Rome est morte. Dans le square des
Batignolles, il envisage les heures à venir, renonce; la vraie raison de cette sensation de vide, ce n'est pas lui, il ne saurait dire si c'est pire, il sait que oui. Alors il marche au hasard,
les jours rallongent rue des Moines au milieu de la nuit.
J'avais oublié son visage; à force de concentration, j'ai fini par le retrouver. Je me souviens de l'impression forte que j'avais ressentie quand il m'avait souri,
son regard doux, l'air perdu et fragile, ce sourire qui n'existe qu'en rêve ou dans les couloirs de l'enfance. J'avais détourné les yeux, instinct de survie.
Et dire qu'il y avait ce lac qui me brûlait les yeux et ces êtres qu'attirait la lumière. Et dire que c'était l'été
bientôt.
Je guette et je crois le voir disparaître sous un flot de larmes.
Il faudrait se rappeler du jour exact et l'extraire du temps.
Je n'invente rien. Un jour, la fièvre tombe. On se réveille peut-être avec une vague idée de ce qu'il faudrait dire, les rasoirs couverts de rouille, les boulets qu'on se traîne,
les doigts qui frôlent la vitre attendant dieu sait quoi. Mais on ne dit rien, on range soigneusement les fleurs pourries dans un carnet, on réajuste sa veste, le chapeau du grand-père, une
mèche de cheveux. On s'apprête à se mesurer au vent de Novembre, à remonter la rue étroite et poussiéreuse qui mène au parterre dégarni du monument aux morts, et on se lâche, on parle aux
fantômes, les siens et les autres, qui se pointent en claudiquant, qui ont la gueule friable, qui condamnent et qui bavent et qui sont à détruire, à traduire en gestes avant qu'ils
s'évanouissent, à détruire au final.
Où, comment, pourquoi ? Pendant des années, on en entendrait parler, de la silhouette agenouillée près de la fenêtre, des hommes devant, trois balles dans la nuque, derrière les volets, la
foule universelle s'impatiente, elle en appelle aux mains et au pardon des écoeurés de la gâchette, des saints sauveurs ratifiant visage en croix la mort, elle bêle et applaudit du bout des
doigts ceux qui claquent des dents et brisent les miroirs et en reprennent pour dix ans. Au moins, l'heure tourne. Tant bien que mal, on s'en approche. Marcheur, on préfère la compagnie de
l'automne, l'hiver, les draches diluviennes ou le vent en rafales. Et les odeurs de cave s'enfuient, eau croupie, bois moisi, sang lavé par la pluie, de rigoles en caniveaux, c'est assez, qu'on
me vide, le déluge, en-dessous le vide, le vide, et encore le vent.
L'homme s'est assis sur les marches du monument aux morts, il ne se retient plus, il pleure, des amoureux perdus derrière ses larmes, la patrie reconnaissante. Dans l'ombre, un éclair rouge
vif, un voile, des yeux se noient dans l'infini silence.
il paraît
(pas d'image)












